Le nouveau maillon du véhicule du futur est Meusien !

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Maxime Grojean, Gaming Engineering

Le Commercien d’origine est revenu au pays fin 2017, pour y lancer sa start-up Gaming Engineering. Depuis, il étoffe son activité et bâtit son réseau. Et il commence à récolter les fruits de son travail : l’entreprise va bénéficier du plan France Relance pour investir et faire décoller son activité de rupture, principalement destinée à la construction automobile.

« Nous travaillons pour de la pièce de série avec Volvo, mais c’est uniquement pour notre savoir-faire de production, pas encore pour nos innovations produits » explique Maxime Grojean, presque déçu. Le fondateur et dirigeant de Gaming Engineering voudrait que tout aille plus vite : « Nos innovations sont protégées par brevets mais doivent encore franchir de nombreux tests de qualification que nous co-pilotons directement avec les constructeurs. C’est un impératif pour pouvoir s’imposer concrètement sur le marché automobile de grande série ».


Innover, réindustrialiser la Meuse


Gaming Engineering entend s’imposer comme un nouvel acteur du secteur automobile, grâce à ses procédés innovants de fixation multi-matériaux, qui permettent de réduire drastiquement et économiquement le poids des véhicules. Un argument pour le véhicule du futur plus vert, car la baisse du poids signifie aussi baisse de la consommation énergétique au km. Pour les véhicules électriques, comme pour les véhicules thermiques cela signifie plus d’autonomie et moins de CO2 ! « On apporte la clé technologique à la filière automobile pour assembler des véhicules moins polluants, mais qui restent accessibles par tous. A notre petit niveau, nous espérons pouvoir participer à la dynamique industrielle locale et plus largement à la dynamique Meusienne » souligne Maxime Grojean.


Retour au pays


Le responsable, qui dispose d’une double formation technique et commerciale, a choisi de revenir au pays - à Commercy - pour lancer son entreprise. « Être auprès de ma famille a été d’une grande aide, alors que peu de personnes croyaient dans le projet. » S’il reçoit des prix (Grand E-Nov en 2018) et se trouve aidé par le GIP Objectif Meuse, Maxime Grojean n’a pas eu un parcours sans embûche, « et notamment un soutien des banques qui n’a pu intervenir que tardivement du fait de problèmes qui ont parasité le déploiement du projet ».

L’installation n’a pas été non plus si simple : « En Meuse, le foncier est certes moins cher, mais les bâtiments disponibles et prêts à un usage industriel sont aussi très rares. Pour nous installer, nous avons toutefois pu profiter de l’initiative d’un entrepreneur Lérouvillois qui venait juste de construire un nouveau bâtiment ».
Le territoire Meusien est très bien placé : « Nous sommes au cœur du Grand Est, 2e région de France pour l’automobile, à une heure de Paris en TGV et non loin du plus grand marché automobile Européen, l’Allemagne » détaille notamment Maxime Grojean. « Et pour les techniciens, ingénieurs et autres cadres décidés à quitter les grandes villes et se mettre au vert, la Meuse a pleins de bons arguments ! »
Actuellement localisée à Lérouville, la société envisage de construire un nouveau bâtiment industriel à Commercy, afin d’engager le déploiement de sa seconde phase de déploiement industriel. France Relance va notamment contribuer à l’achat des machines.


Au cœur de l’écosystème du Grand Est


Maxime Grojean est également président de la French Tech East. Le décideur s’attache à participer à l’animation des réseaux, qu’il s’agisse de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) ou des pôles de compétitivité (Matérialia, Pôle Véhicule du Futur). « Nous avons également des liens forts avec certains centre techniques d’excellence comme l’IRT M2P. Nous nous rapprochons aussi du CRITT TJFU (Techniques Jet Fluide et Usinage) qui est l’une des plus belles vitrines technologiques Meusiennes !».

L’entreprise de 11 salariés recrute actuellement pour étoffer ses compétences : bureaux d’études, commerciales, marketing, communication, etc. La start-up voudrait bien adresser d’autres secteurs d’activité, comme l’aéronautique, mais l’automobile lui prend actuellement tout son temps et c’est tant mieux : « De gros projets vont débuter avec l’un des plus importants constructeurs automobiles » se réjouit Maxime Grojean. Il n’en dira pas plus et termine en rappelant que « de nombreux challenges restent à relever pour garantir la pérennité de Gaming Engineering ! ».

 


Publié le 30 avril 2021 - Aurélien Tardiveau

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